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Les prépas sont-elles exclusivement réservées aux élites ou les forment- elles ?

 

 

               LES CAUSES

 

    Les inégalités d’accès à l’enseignement supérieur sont un phénomène connu. Mais quelles en sont les raisons ? Des inégalités peuvent trouver leurs causes dans la localisation géographique. Paris est une des villes françaises les plus chères (logement, vie quotidienne). Le manque d’information sur le système éducatif est une des sources principales d’inégalités entre les étudiants. On remarque aussi que l’origine sociale du candidat a son importance à deux moments de la sélection. Le premier moment se situe dans le seul fait de se porter candidat, le second dans les exigences du concours lui-même. Avant même le concours, une présélection s’est déjà opérée, cette prédisposition à devenir candidat correspond à un statut et à une condition sociale. La contrainte : principe de réalité, principe de plaisir, se calque parfaitement sur les frontières sociales. Dans les milieux les moins favorisés, étudier est un luxe et un principe de réalité régit la poursuite d’études. Elles doivent payer très vite, c’est à dire mener rapidement à un travail et à un salaire. Ce principe tranche avec le principe de plaisir qui concerne les étudiants issus des catégories sociales les plus aisées tendant à tenir moins compte de la durée dans leurs études (ils savent que si cela ne leur plaît pas ils pourront changer d’études car ils ont les moyens financièrement). Ces contraintes sont autant  de sélections avant l’épreuve du concours. Ces contraintes dévoilent les inégalités d’accès au seul concours et la base sociale de ces inégalités. Passer ce concours n’est pour d’aucuns qu’un moment attendu, compris et admis dans le parcours scolaire d’un étudiant ; il est dans d’autres milieux sociaux une preuve d’audace voire une folie.
On sait aussi que dans le concours, la dissertation, malgré son statut d’épreuve-reine dans le système éducatif français, est socialement biaisée. Elle favorise les étudiants issus des classes sociales supérieures dans lesquelles la culture de l’écrit est notoirement plus développée par la famille (on peut légitimement penser qu’un niveau de vocabulaire et un style inappropriés, une grammaire et une orthographe légèrement défaillantes peuvent coûter des points précieux).
On remarque aussi que le concours tend à favoriser les enfants des classes supérieures à fort capital économique et / ou culturel au détriment des candidats aux origines plus modestes. Il a un effet réel qui accentue les inégalités sociales constatées dans les grandes écoles. Pour conclure nous pouvons dire que deux phénomènes sont à l’origine des inégalités sociales :
- la sur-représentation des étudiants issus des classes sociales supérieures dans la population des candidats ;
- le concours n’est pas neutre et renforce les inégalités sociales déjà présentes parmi les candidats. Quel que soit le niveau académique des étudiants ou leur origine scolaire, un effet «origine sociale » existe en faveur des plus favorisés

 

             

 

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